1. Ce que fait cet outil, et ce qu'il ne fait pas
En une phrase : on compare ton dossier à ceux des élèves qui ont été pris les années précédentes, dans cette formation précise.
On ne devine pas. On ne décide rien. On te dit où tu te situes, et avec quelle marge d'erreur.
2. D'où viennent les chiffres
De trois sources publiques, toutes de l'État. Rien d'inventé, rien d'acheté.
- Les données Parcoursup : pour chaque formation, combien de candidats, combien de places, quel bac avaient les élèves pris, quelles mentions ils avaient, et jusqu'à quel rang la formation a appelé.
- Les données du ministère sur les spécialités : quelles paires de spécialités avaient les élèves acceptés.
- InserSup : ce que deviennent les diplômés, emploi, salaire, poursuite d'études.
Deux années, et il faut les distinguer. Les fiches de formation (places, calendrier, critères) sont celles de la campagne 2026. Les statistiques d'admission sur lesquelles repose le calcul sont celles de la session 2025, les dernières publiées par le ministère.
C'est normal, et c'est le cas de tous les outils : les résultats d'une session ne sont publiés qu'une fois la procédure terminée. Ceux de la session 2026 sortiront fin 2026, et tout sera mis à jour à ce moment là. L'année des données est écrite sur chaque page : si un outil ne te dit pas de quand datent ses chiffres, méfie-toi.
4. Ce qui nous distingue des autres outils
La plupart des simulateurs comparent ta moyenne à celle des élèves pris. C'est utile. Mais ils appliquent la même règle à toutes les formations.
Nous, on applique à ton dossier la règle de chaque formation. Un exemple, avec deux écoles réelles.
| Ce que l'école déclare sur Parcoursup | Ce que ça change chez nous |
|---|---|
| École A : 100 % résultats scolaires | Tes appréciations ne changent rien à ton estimation pour cette école |
| École B : 40 % résultats, 30 % méthodes, 10 % motivation | Tes appréciations pèsent beaucoup pour cette école |
Même dossier, deux estimations différentes. Parce que ces deux écoles ne regardent pas la même chose, et qu'elles l'écrivent noir sur blanc sur Parcoursup. Nous lisons ce qu'elles écrivent.
Trois autres choses que nous faisons et qui sont rares.
- On te demande ta fiche Avenir. C'est la seule chose que tu peux encore faire bouger en terminale. Ne pas la regarder, c'est ignorer ton unique levier.
- On te donne une fourchette, pas un chiffre magique. Et elle se resserre quand tu remplis plus.
- Le même dossier donne toujours le même résultat. Toujours. Tu peux le tester.
5. Plus tu remplis, plus la fourchette se resserre
Si tu ne renseignes pas ta fiche Avenir, on ne l'invente pas : on élargit la fourchette, parce qu'on ne sait pas. Si tu la renseignes, elle rétrécit.
Autrement dit : notre incertitude est honnête. Une fourchette large veut dire « on ne sait pas assez », pas « c'est risqué ».
6. Ce n'est pas ChatGPT
Ta probabilité n'est pas écrite par une intelligence artificielle. Aucun modèle de langage n'intervient dans le calcul. C'est du calcul statistique.
Et tu peux le vérifier toi même : relance deux fois exactement le même dossier, tu obtiendras exactement le même résultat. Au chiffre près. Un outil basé sur ChatGPT ne peut pas te promettre ça, il te donnerait deux réponses différentes.
7. Où on utilise quand même de l'IA, et pourquoi on te le dit
Par honnêteté, voilà les quatre endroits.
- Pour lire les fiches Parcoursup. Il y en a 25 834. Un programme d'IA les lit et en extrait les informations sous une forme utilisable.
- Pour ranger les formations par famille (« BTS MCO », « licence LEA »…). Un programme propose le classement, un humain le relit et le corrige.
- Pour classer les tâches d'un métier face à l'intelligence artificielle : ce que l'IA fait déjà, ce que tu feras avec elle, ce qui reste à toi. Là encore, le programme ne rend aucun verdict : c'est une règle fixe qui en déduit le niveau d'exposition. Tout est détaillé dans notre étude sur l'IA et l'orientation.
- Pour écrire les descriptions de métiers. Nos pages métiers racontent ce qu'on y fait au quotidien et ce qu'il faut aimer pour s'y plaire. Ces textes-là sont rédigés par un programme, à partir des fiches officielles du répertoire des métiers de France Travail. Les chiffres de ces pages ne le sont pas : le chômage, les difficultés de recrutement et les projections viennent de la Dares, et chaque nombre porte sa date et sa source.
Une précision qui compte : ces programmes ne viennent pas tous du même fabricant. Nous utilisons des modèles d'Anthropic et d'OpenAI selon les tâches. Aucun des deux n'a accès à ton dossier, et aucun n'intervient dans le calcul de tes chances.
Dans les quatre cas, l'IA sert à préparer ou décrire des données, jamais à estimer tes chances.
8. Ce que le calcul ne sait pas
On préfère le dire que le cacher.
- Ta lettre de motivation. On ne la lit pas, on ne peut pas la noter.
- Les appréciations écrites de tes professeurs. Seuls les niveaux de la fiche Avenir sont utilisés.
- Ce que la commission va vraiment se dire. On travaille sur ce qu'elle publie et sur ce qui s'est passé avant.
- Ton rang. On donne une probabilité, pas une place dans la liste.
- Ce qu'une formation regarde sans le déclarer. Si ce n'est pas dans sa grille publique, on ne peut pas le voir.
9. Quand on se trompe, c'est plutôt dans ton sens
Un point technique, mais il te concerne. Les élèves qui candidatent dans une formation ne sont pas un échantillon au hasard : ils se sont déjà auto-sélectionnés. Du coup, les taux observés sont légèrement optimistes pour un profil inhabituel.
On le sait, et on le dit : quand notre estimation se trompe, c'est plutôt en te donnant un peu trop d'espoir qu'en t'en enlevant. À garder en tête si ton profil sort de l'ordinaire.
10. Ce qu'on ne fera pas
Notre outil ne décide rien. Il ne te classe pas, il n'est utilisé par aucune formation, et il ne produit aucune décision te concernant. Ce sont les commissions d'examen des vœux qui décident, et elles seules.
On s'interdit d'aller sur ce terrain : on ne vendra jamais à un établissement un outil qui classe des candidats ou qui décide d'une admission. Notre outil est fait pour toi, pas pour ceux qui te sélectionnent.
11. Ce qu'on ne peut pas calculer partout
Sur 25 834 formations, 13 524 ont assez de statistiques publiées pour qu'on estime des chances. Pour les autres, on n'affiche pas de probabilité : on te dit ce qu'on sait (quels profils entrent, quelles spécialités passent) et on se tait sur le reste.
Une page qui affiche un chiffre sans données derrière, ce n'est pas un service, c'est du remplissage.
Voir aussi : pourquoi le service est payant et le centre de confiance.
3. Comment le calcul marche
Imagine que tu puisses rejouer ta candidature des milliers de fois, dans des conditions un peu différentes à chaque fois. Parfois la commission te trouve un peu meilleur, parfois un peu moins bon, parce qu'un jury n'est jamais une machine. Tu comptes combien de fois tu es pris. C'est ta probabilité.
C'est exactement ce que fait notre calcul. En cinq temps.
1. On lit ton dossier
Tes notes, ta mention, ton type de bac, tes spécialités, ta fiche Avenir, si tu es boursier, ton académie.
2. On regarde comment cette formation note
Chaque formation publie sur Parcoursup sa grille de critères. Par exemple 40 % les résultats scolaires, 30 % les méthodes de travail, 10 % la motivation. On utilise sa grille à elle, pas une moyenne inventée.
3. On te place parmi les candidats
On sait quelles mentions avaient les élèves pris l'an dernier, et jusqu'à quel rang la formation a appelé. Ça donne le niveau à atteindre.
4. On regarde ta paire de spécialités
Certaines paires passent moins bien dans certaines formations. Point important : ta paire peut te pénaliser, jamais t'avantager. On n'invente pas de bonus. On ne signale qu'un vrai désavantage, quand les données le montrent.
5. On rejoue tout des milliers de fois
Et on compte. Tu obtiens une probabilité, et une fourchette autour.